• Dans Tak, Pierre-André Taguieff signe une analyse en tout point parfaite de l’instrumentalisation politique du racisme par la Gauche. Il en montre la généalogie historique et la logique opératoire. Il déplore que la Droite se laissât enfermer dans cette nasse, incapable d’assumer simplement les valeurs qui sont les siennes.

    Malheureusement, l’intelligence des uns ne prévenant guère la bêtise des autres, c’est tout naturellement qu’un individu vint déposer un commentaire des plus stupides. Un de ces commentaires gauchistes comme on les aime : ignorant mais pétri de suffisantes certitudes.

    Voici l’abjection :

    « la droite est *à jamais* maudite » pour plusieurs raisons :

    - elle était royaliste et cléricale au 19eme ;

    - elle était antisémite dans les années ’30 ;

    - elle a trahi la France en collaborant et l’humanité en faisant la rafle du vel d’hiv (et autres crimes….) ;

    - elle a été à l’origine de l’horreur coloniale (en y entrainant bien sûr beaucoup de gens prétendument de gauche) ;

    - elle promeut aujourd’hui la haine raciste anti-arabe.

    Elle a ainsi déshonoré les valeurs qui l’habitaient dans la fange du fascisme. Elle n’est plus qu’un groupement de défense d’intérêts économiques soutenu par la frange du peuple qu’elle réussit à effrayer après l’avoir parquée dans les ghettos périurbains.

    Reprenons succinctement chacune de ces affirmations si péremptoirement faites.

    *     *     *

    1. La Droite était royaliste et cléricale au XIXème siècle

    Oui, et la Gauche n’était politiquement pas socialiste… Ce que notre bon monsieur semble ignorer, c’est que la Droite d’alors n’était pas celle d’aujourd’hui. S’il avait lu Thibaudet, dans Les Idées politiques de la France, il aurait découvert le sinistrisme dont on peut tirer cette conclusion affriolante : la Droite d’aujourd’hui c’était la Gauche d’alors !

    2. La Droite était antisémite dans les années 1930

    J'irai plus loin : il y eut des antisémites de droite bien avant... Mais c'était aussi bien le cas parmi les socialistes. Ah ! Un petit détail que notre donneur de leçon semble bien méconnaître. Il devrait lire Michel Dreyfus, L'Antisémitisme à gauche. Histoire d'un paradoxe, de 1830 à nos jours. De bonnes lectures rendent savant.

    3. La Droite est responsable de la Collaboration et de la sinistre rafle du Vel d'Hiv'

    À n'en pas douter, Pétain était antisémite et de droite (celle de « la terre qui ne ment pas »). Néanmoins, autour de lui, à Vichy, il y avait moult personnalités de gauche. Nous pouvons recommander la lecture des travaux de Simon Epstein, Les Dreyfusards sous l'Occupation et Un Paradoxe français, qui fournit des listes interminables d'hommes de gauche, souvent anciens dreyfusards, qui par pacifisme, ou bien qu'ils virèrent finalement antisémites, ou bien qu'ils furent subjugués par les moustaches du Führer, choisirent le « mauvais » camp. 

    À contrario, nombre de personnalités de droite, voire d'extrême-droite, agirent dans la résistance contre l'envahisseur. Dieu, que l'Histroire est compliquée ! (Et ce n'est pas parce que cet odieux Zemmour clame tout ça tout fort partout que c'en est moins vrai.)

    4. La Droite fut colonialiste

    Ce n'est pas faux. Mais pas entièrement vrai non plus. Ici aussi, l'Histoire s'amuse à interdire les idées simples. Raoul Girardet, dans L'Idée coloniale en France, nous apprend que la Droite, au XIXème s., n'était pas très enthousiasmée par la colonisation. Les monarchistes avaient d'autres soucis en tête, et on les comprend ; la majeure partie des libéraux la rejetaient (sauf, il est vrai, Paul Leroy-Beaulieu à la fin du siècle) ; les nationalistes regardaient la ligne bleue des Vosges et voulaient qu'on en parlât, on connaît bien la fameuse réponse de Déroulède à Jules Ferry : « J'ai perdu deux sœurs, et vous m'offrez vingt domestiques. » Bref, au XIXème s., l'idée coloniale fut plutôt une belle idée de gauche, en tout cas républicaine. 

    Mais fut-elle une idée socialiste ? Là encore, il faut bien admettre que oui, en partie. Alors, bien sûr, notre commentateur filou réfute que ceux-là appartinssent à la Gauche. Évidemment, c'est très commode : à ce compte, on est toujours sûr d'avoir raison. Jean Jaurès semble avoir évolué d'un franc soutien à une critique de plus en plus vive. Léon Blum, en revanche, reprit à son compte les idées de Ferry. Quant au PCF, il faisait la girouette selon les intérêts de Moscou. Enfin, des gouvernements SFIO conduisirent aussi les guerres d'Indochine et d'Algérie.... Toute personne honnête conviendra aisément qu'il s'agissait-là de gens bel et bien de gauche. 

    5. La Droite promeut aujourd'hui la haine raciste anti-arabe

    Soyons juste : pourquoi seulement les Arabes ? Pas de discrimination : les Nègres, aussi, ont le droit d'être haïs... 

    On peut estimer que l'immigration massive ne pose aucun problème. On peut n'avoir aucune espèce d'attachement à l'idée de nation française, de culture française, voire même de civilisation occidentale. Mais c'est une profonde malhonnêteté intellectuelle de prétendre que toute personne portant un intérêt à ces questions est nécessairement un raciste anti-arabe (et anti-nègre aussi, ne les oublions pas). La pensée grossière est toujours laide.

    6. La Droite, c'est la fange fasciste

    Sans doute cette personne ne sait-elle pas lire. Bien que l'article de M. Taguieff explique suffisamment qu'assimiler la Droite à son extrême est un mensonge politique, cela ne l'empêche pas de s'y livrer en toute impudence... Certaines gens sont parfaitement hermétiques à toute connaissance nouvelle, dès lors qu'elle heurte leurs convictions. Les œillères de l'idéologie.

    Cela étant dit, le fascisme était-il vraiment de droite ? Vaste question.

    7. La Droite est responsable des ghettos urbains

    Ce n'est pas totalement faux, elle était bien au pouvoir dans les années 1960 et 1970, lorsque les grands ensembles furent bâtis. Mais Yves Lacoste, dans La Question post-coloniale, rappelle justement que ceux-ci avaient été conçus pour les classes populaires urbaines, gonflées par le baby boom et l'exode rural, et non pour les immigrés. Si ces derniers s'y retrouvèrent finalement en masse, cela ne procéda jamais d'aucune intentionnalité, malgré la loi sur le regroupement familiale de 1976. La Droite est donc involontairement responsable de l'existence des « quartiers ». (Pour un libéral, c'est un exemple supplémentaire de l'inéptie planificatoire de l'État.)

    Au passage, on pourrait reprocher à la Gauche son irresponsable soutien à l'immigration de masse, puisque celle-ci ne fait qu'alimenter les « ghettos » français. Mais on se remet rarement en cause à gauche...

     *     *     *

    Je pense avoir assez montré l'indigence intellectuelle du commentaire. Je me demande quand même si ce n'est pas là une plaisanterie, tant il illustre jusqu'à la caricature ce que Taguieff explique dans l'article. Enfin, voyons-nous en concentré le manichéisme primaire du gauchisme : à Gauche toute la lumière, à Droite toutes les saloperies.


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  • Top cinq en vidéo des humiliations politiques :

    - n°5 : Chirac vs Marchais, 1977 ;

    - n°4 : Le Pen vs Tapie, 1989 ;

    - n°3 : Sarkozy vs Chazal, 2010 ;

    - n°2 : Bayrou vs Cohn-Bendit, 2009 ;

    - n°1 : Fabius vs Chirac, 1985.

    Bref, la politique est une grande cours de récré...


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  • Terrible nouvelle qui fera s'étrangler de dépit les tenants de la suprématie blanche : aux États-Unis, les Blancs deviennent progressivement minoritaires !

    Cela semble finit, l'Amérique WASP de grand papa. Si les Blancs forment encore 63,4% de la population totale, ils ne font plus que 49,6% des naissances... Tout ça à cause de la poussée démographique des Hispanniques et des Asiatiques. On estime qu'à ce rythme, les Blancs seront minoritaires vers 2040.

    Pour être honnête, il faut dire que les Noirs aussi sont submergés. Auparavant, ils étaient la plus importante minorité du pays ; ce n'est dores et déjà plus le cas, les Hispanniques leur ont damé le pion...

    Le Blanc et l'Occident sont foutus !


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  • Dans un entretien accordé à Atlantico, le sociologue Jean-Pierre Le Goff fait un souhait, particulièrement destiné à François Hollande : qu'il mette fin à la diabolisation facile à laquelle la « Gauche morale » recourt si souvent depuis les années 1980. 

    Le sociologue aimerait que les débats puissent avoir lieu dans une atmosphère plus sereine, sans que les uns ou les autres ne risquent la condamnation outrée, la chasse aux sorcières et le « discours mitrailleuse » d'une petite frange de gauchistes qui s'est érigée en gardienne du licite et de l'illicite, du bien et du mal.

    Vœu salutaire s'il en est, mais peut-être pieu à peine formulé. Nous voyons déjà les contre-effets de l'anti-sarkozysme primaire, auquel la Gauche s'est, sans élégance, laissé aller durant plus de cinq ans. On commence même à parler d'antihollandisme, semble-t-il tout aussi primaire que son prédécesseur. Mais quoi de plus logique, car si l'ancien président fut couvert d'inutiles avanies, pourquoi ne pas en infliger autant au nouveau ?

    Nul ne ressort grandi de ce ping pong infamant. Que ceux qui ont commencé ne viennent cependant pas se plaindre.


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  • « Il y a un second point que je dois aborder : c'est le côté humanitaire et civilisateur de la question. Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je dis qu'il y a pour elles un droit parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le droit de civiliser les races inférieures. »

    Voilà les termes que, dans un discours tenu le 28 juillet 1885 devant la Chambre, Jules Ferry employa pour justifier sa politique coloniale. Mon Dieu ! Jules Ferry, le père de l'école laïque, le saint républicain, était un affreux colonisateur raciste ! Et, inconscient, sans doute, de ses propos, il ajouta : « je soutiens que les nations européennes s'acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation. » Ça persiste et ça signe !

    Logiquement, après trente ans de lobotomie antiraciste, il se trouve des ahuris pour s'offusquer que François Hollande lui rende hommage. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir bien pris soin de séparer le « bon » Ferry, compatible avec aujourd'hui, et le « mauvais »... Ce que c'est  amusant de voir un peu la Gauche subir les effets des inepties qu'elle a semées !

    Si les éructations scandalisées des professionnels de l'antiracisme sont ridicules, je m'agace aussi qu'Hollande dise que la politique coloniale de Ferry « fut une faute morale et politique ». Un tel jugement anachronique n'a strictement aucun sens : ne peut-on pas laisser le passé en paix ? François Hollande aurait été bien plus rigoureux de dire qu'il estimait que cela avait été une faute morale et politique, chacun étant libre d'émettre les opinions qu'il veut. Mais la formulation choisie est dommageable car elle entretient cette manie d'instrumentaliser l'histoire.

    Quant à ceux, à Droite, qui tentent une vaine polémique politicienne, ils sont encore plus pathétiques.


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  • Dans le prolongement du billet d'hier, peut-être faut-il tout simplement convenir de l'échec du parti unique à droite.


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  • Le Parisien libéral vient d'écrire un billet qui a suscité quelques mouvements dans ce qui me sert de cervelle. Il ne s'agit pas tant d'une critique dudit billet que de réflexions qu'il a fait naître.

    1. Une analyse partagée, mais...

    Dans ce billet, le Parisien libéral dénonce l'hypocrite déséquilibre entre extrême-droite et extrême-gauche, déséquilibre avantageant le PS : « La grande force du Parti Socialiste, c’est d’avoir réussi à faire passer dans l’opinion que l’union entre le FN et l’UMP serait plus honteuse que le rapprochement entre le PS et le Front de Gauche. […] Mais le FN n’est-il pas à la droite de l’UMP ce que le Front de Gauche est à la gauche du PS ? »

    Je partage pleinement cette analyse, mais je crois indispensable de la dépasser. Car, pour ceux qui épousent la cause du libéralisme, qu'y aurait-il à gagner à ce que l'UMP s'associe au Front national comme le PS peut le faire avec l'extrême-gauche ?

    2. Y a-t-il un avenir à chasser les voix du FN ?

    Cela a fonctionné en 2007. Mais Sarkozy ayant mouillé le pétard, qu'en sera-t-il désormais ? Je croyais jusqu'à présent qu'il était indispensable à l'UMP de gagner l'électorat frontiste pour l'emporter. C'était peut-être une erreur.

    Ainsi, en 1988, la stratégie fut la même (ici, ici, ici). Résultat : 51 % de voix pour la Droite au premier tour, mais un Mitterrand président avec 54 % des suffrages au second... Échec en 1988, succès en 2007, échec en 2012... La tactique est bien aléatoire. De plus, elle place l'UMP à la merci du FN qui, d'une simple consigne de vote, peut jouir de sa position d'arbitre et savourer de faire trébucher son concurrent. Après l'avoir laminé en 2007, la stratégie de Nicolas Sarkozy a bel et bien renforcé le FN, aux propres dépends de l'UMP.

    Malgré quelques bonnes mesures, je n'en reviens pas de l'indigence du quinquennat sarkozien. La Droite est vraiment intellectuellement lobotomisée pour avoir gâché une occasion si belle de régler un grand nombre des problèmes qui gangrènent la France. Ce n'est pas en courant derrière le FN qu'un pareil gâchis sera réparé et si Sarkozy n'était effectivment pas Le Pen, on peut juger son cynisme électoraliste franchement peu glorieux.

    3. L'inconfortable position du libéralisme

    Je ne doute pas une seconde que le Parisien libéral, que je n'ai pas l'heur de connaître personnellement, est à mille lieues des idées frontistes ; le fait qu'il participe à Contrepoints, son billet lui-même, l'attestent suffisamment. On comprend que son idée n'est pas de promouvoir le FN, mais de fustiger la Gauche. Néanmoins, remarquons l'inconfort de son propos.

    Il précise donc qu'« il ne s’agit pas de pouvoir réhabiliter la fille à papa de Saint Cloud. » Mais, plus bas, il écrit : « L’argument selon lequel le parti de la fille à papa de Saint Cloud est la droite la plus extrême ne tient même pas, puisqu’il existe des partis à la droite du FN, tout comme il y a des partis à la gauche  du Front de Gauche. »

    Le problème n'est pas factuel, le problème c'est l'effet pratique d'une telle assertion. Que le FN ne soit pas fasciste le rend-il moins infréquentable pour autant ? Cela rend-il plus anodin un rapprochement éventuel de l'UMP et du FN ?  Le libéralisme y gagnerait-il en visibilité et en clarté ? J'en doute. Je vois plutôt que cela alimentera les soupçons : quelque part, les libéraux justifient les idées du FN, quelque part frontisme et libéralisme sont de connivence. Pourtant, tout libéral sait parfaitement qu'il ne sont en rien compatibles.

    La difficulté, c'est de dénoncer les entourloupes de la Gauche sans en même temps donner l'impression de dédouaner le FN. C'est un jeu serré : une personne très anti-sarkozyste a qui j'expliquais exactement la même chose que le Parisien libéral en déduisit... que j'avais voté Sarkozy. Les étiquettes se collent très rapidement !

    Comment réussir ce qu'évoque le Parisien libéral à la fin de son billet en écrivant : « Seule solution pour sortir de ce piège : dénoncer les extrêmes, TOUS les extrêmes, de Gauche aussi bien que National », et dont parle Philippe Némo dans Les Deux Républiques françaises, c'est-à-dire cette « conjonction des centres » ? Je ne sais, mais si l'UMP, en tant que parti, décidait de se rapprocher du Front national, il serait peut-être opportun pour les libéraux de quitter le navire.


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  • En guise de petit bilan rétrospectif, Le Figaro propose une vidéo revenant sur cinq années de « bourdes » faites par des membres du gouvernement. On y revoit notamment celle de Nicolas Sarkozy, fameuse entre toutes, sur La Princesse de Clèves.

    Les autres montrent plutôt l'ignorance des hommes et femmes politiques, incapables de répondre à des questions (supposées) simples. Cela est censé montrer leur déconnexion de la vie réelle (le prix du ticket de métro grossièrement surévalué par NKM) ou leur ignorance des dossiers (Frédéric Lefebvre qui méconnaît ce qu'est le web 2.0, Frédéric Mitterrrand incapable de donner la signification de l'acronyme Hadopi, tel autre qui ne sait pas ce qu'est un hectare, etc.). C'est assez croustillant et touche juste quelques fois.

    Néanmoins, j'ai toujours eu tendance à trouver que ce genre de questions « piège » pouvait facilement tomber dans la futilité et l'idiotie. Par exemple, Xavier Darcos se trompe en conjuguant le verbe naître au passé antérieur (il dit nous serons né s au lieu de nous fûmes nés) et se fait copieusement huer par un public, certes, bon enfant. Je serais amusé, toutefois, de savoir quelle proportion, dans ce même public, aurait donné la bonne réponse... Et puis quelle est la pertinence ?

    Bref.

    Revenons à la délicatesse de Nicolas Sarkozy avec La Princesse de Clèves. J'avais eu vent du scandale, mais je n'avais jamais entendu le propos lui-même. Franchement, les bras m'en tombent : qu'y eut-il d'innaceptable ? où fut l'atteinte à la culture ? Mettre en balance, dans un concours, une culture classique, bien entendu très estimable, et l'expérience active dans la société civile, cela ne me semble franchement pas idiot. C'est une chose dont on peut parfaitement discuter.

    Il est notoirement connu que les concours de la fonction publique sont assez déconnectés de la réalité, plannant à des altitudes un peu trop académiques. Connaître ses classiques, c'est bien, mais quelle en est l'intérêt concret ? Surtout qu'il est probable que les candidats oublient rapidement ce qu'ils doivent bachoter et qui n'a aucune utilité concrète dans le métier... Il y a, là, une certaine hypocrisie qui n'est pas absente du système scolaire dans son ensemble.

    Enfin, cette histoire illustre le goût français pour l'abstraction et pour la mauvaise foi politicarde.


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  • Cuba est-elle une dictature ? 

    Grande question, n'est-ce pas.

    On sait que, pour Mélenchon, la réponse est négative. Mais qu'en est-il de ceux qui le soutiennent ? Rue89 a interrogé des militants lors d'une manifestation.

    La vidéo est intéressante parce qu'elle semble montrer un clivage générationnel : les plus jeunes conviennent facilement que Cuba n'est pas une démocratie, les plus anciens déblatèrent les mythes habituels (le blocus, l'impérialisme états-unien, les succès dans l'éducation et la santé qui semblent tout justifier, etc.).

    Le plus frappant, c'est que les jeunes ne semblent pas faire les connections qui, pourtant, devraient couler de source. On croit encore qu'un régime communiste peut ne peut pas être policier et liberticide...

    L'Histoire ne sert décidemment à rien.


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