• ...de gérer n'importe comment un pays. La situation catastrophique de la Grèce rappelle que la prospérité n'est pas donnée ; elle est le fruit d'un labeur constant et d'une organisation efficace du travail...

    Une leçon que tout libéral sait nécessairement. Malheureusement, d'autres courants préconisent d'autres politiques, dont ils se défaussent volontiers des résultats... sur le libéralisme de préférence.

    Mais à quoi sert-il donc qu'Adam Smith ait écrit ses Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations ?


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  • Si les fonctionnaires détestent Nicolas Sarkozy, c'est parce qu'il fut un président libéral. Et pourtant...

    « C’est sous son quinquennat que les dépenses publiques ont atteint leur maximum historique : 56% en 2011 ; trente et un impôts nouveaux ont été créés, sans compter ceux que l’on a alourdis, tel l’impôt sur les plus-values. Le nombre de fonctionnaires d’État a un peu reculé, en fin de période, par l’application de la règle déjà ancienne de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux (la fameuse RGPP !), mais surtout au détriment de l’armée, et sans qu’on empêche la fonction publique locale de croître parallèlement. »

    En fait, « Sarkozy a payé le prix de son incompétence ».


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  • Verbatim du député Vanneste (à partir de 4'30 dans cette vidéo) :

    Il y a aussi des légendes qui sont répandues. Par exemple, il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels. Il faut être très clair là aussi. Manifestement Himmler avait un compte personnel à régler avec les homosexuels. En Allemagne il y a eu une répression des homosexuels et la déportation qui a conduit à peu près à 30 000 déportés. Et il n’y en a pas eu ailleurs. Notamment en dehors des trois départements annexés, il n’y a pas eu de déportation homosexuelle en France.

    Ensuite il donne des exemples de collaborateurs français homosexuels, certains ayant même été reçus par les nazis, en faisant aussi une référence au livre de Patrick Buisson, 1940-1945 années érotiques.

    Il se pourrait bien que cela soit vrai. D’après un rapport de 2001 (voir PDF), de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD), 210 Français furent déportés pour cause d’homosexualité, dont 206 depuis les territoires annexés par le Reich, et 4 venant du reste de la France. Encore ces derniers étaient-ils des volontaires pour le STO arrêtés en Allemagne. (C'est cet article du Figaro qui donne le lien.)

    Il faut noter qu'à la page 4 de ce rapport, les auteurs précisent : « Nous ne pouvons affirmer que ce chiffre est à considérer comme définitif à partir du moment où nous ne sommes pas certains d'avoir eu accès à toutes les archives du monde combattant comme des Archives de France. » Néanmoins, il semble bien que le député ait raison, les nazis n'ont apparemment pas cherché à déporter systématiquement et massivement les homosexuels Français — ce qui ne les empêchaient pas de le faire, lorsqu'il leur en tombait sous la main.

    Il faut aussi replacer le propos dans son contexte. Le député cherche à rendre compte de ce que 63% des Français (dit-il) sont favorables au mariage homosexuel. Selon lui, cela vient « du bourrage de crâne, du battage médiatique à sens unique » (0'50), car les media sont acquis à la cause homosexuelle (média et homosexuels partageraient un même trait narcissique qui explique leur connivence). Le député accuse donc les média de pratiquer « un art consommé de la déformation systématique des faits » (4'12), dont la légende de la déportation des homosexuels n'est qu'un exemple.

    La vidéo dure près de vingt-et-une minutes. Le député développe plus largement sa vision de la famille et de la société. Sans conteste, c'est une vision conservatrice : la famille est la cellule de base de la société, sa fonction est de produire et d'élever des enfants dans un cadre le plus harmonieux possible. Vanneste déclare, par exemple, tout en dénonçant la théorie du genre, que « l'enfant à le droit d'avoir les deux modèles de l'humanité  [...]. Il a le droit d'avoir un père et une mère » (7'35).

    Par conséquent, toute politique se doit de protéger la cellule familiale traditionnelle, comme il le dit en conclusion (20'19) : « il faut absolument assurer et rassurer la famille. C'est une dimension essentielle de la société, c'est pas une dimension marginale, c'est surtout pas une dimension passéiste. Pour une raison qui est évidente : c'est que précisément, il n'y a que la famille qui prépare l'avenir. »

    Bref, j'ai bien l'impression que nous avons encore là une polémique stupide. Bien sûr, en tant qu'organisation, l'UMP a parfaitement le droit de définir ce que ses membres peuvent ou ne peuvent pas dire ; l'exclusion de ce parti ne serait pas un cas de censure. Une telle décision marquerait cependant une gauchisation de l'UMP dans la question des mœurs.

    Il est dommage qu'on ne puisse discuter de ces questions sans tomber dans d'idiots psychodrames. En tout cas, je sais gré au député d'écorner le politiquement correct dans ce domaine. Je me souviens que Robert Ménard avait dû s'expliquer après avoir déclaré préférer que ses enfants soient hétérosexuels, ce qui lui valut en sus des menaces de mort selon lui (4'23)...

    Pour ce qui est du mariage, mon indécrottable libéralisme me conduit à dire que ce n'est pas là affaire d'État. Pour le reste, les préventions du député me paraissent fondées, il est a priori préférable que les enfants soient élevés par leurs géniteurs et, à tout le moins, par un homme et une femme. Mais savoir si le fait d'être élevé par des parents homosexuels est dangereux pour l'enfant est affaire de fait et non d'opinion. Or, qu'en sait-on ?


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  • Mardi dernier, il y avait école. La place des enfants est d'aller à l'école ; s'ils doivent en sortir, c'est pour s'instruire. Or, que fait-on ? On les aligne en haie d'honneur pour les faire acclamer un président-candidat...

    Ces images sont scandaleuses. Est-on réduit, en France, à ce gendre de mascarade potemkinesque ?

    Les parents ont bien raison de protester, « ce n'était pas légitime d'utiliser des mineurs pour faire de la politique. » Effectivement. D'autant, qu'aparamment, tous ne furent pas prévenus. Les responsables devraient rendre des comptes.

    Et on nous chante les vertus de la politique...


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  • Qu'on se le dise, et c'est François Hollande qui l'affirme (mais pour l'étranger, hein !).

    Bien entendu, cette assertion malheureusement grotesque lui est renvoyée au visage, à commencer par le Parti communiste français... C'est plaisant, pour une fois ce n'est pas par un politicien de droite que le scandale arrive.


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  • « Il existait de vives similitudes entre le Français et la Britannique. Tous deux accédaient au pouvoir au terme de longues périodes d'affaiblissement de leur pays et d'inaction des dirigeants ; ils incarnaient, chacun dans son parti, le renouveau et la rupture ; l'un et l'autre s'en étaient rendus maîtres par l'obstination et le coup de force. »

    Au terme de la comparaison ainsi posée dans un article de Valeurs actuelles¹, on en conclut qu'il y a cinq ans, il y avait du Thatcher dans Sarkozy. Et pourtant, rappelle l'article...

    Là où l'Iron Lady suivit sans fléchir son but, lui se perdit dans d'étranges sinuosités. Là où elle sut affronter l'adversité sans faillir, lui composa jusqu'à compromettre ses projets. Là où elle agit sans tarder ni sans préparation, lui s'agita, ajourna, se contenta de mesurettes ridicules...

    Il n'y pas de photo-finish : Maggie surplombe très largement Sarko. Jamais celui-ci ne fut un authentique leader ayant la vision, la hauteur et la détermination nécessaires. Il trompa moult gens sur lui-même et ses capacités. En guise de rupture, nous n'eûmes que le triste spectacle d'une impuissance agitée et satisfaite.

    C'est une misère pour la France qu'elle ne soit toujours pas capable d'engendrer des dirigeants de l'envergure de Margaret Thatcher. Le terreau est-il si sec ?

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    ¹ Stéphane Denis, « Et s'il manquait une Thatcher à la France ? », in Valeurs actuelles, n°3924, p. 16 sq.


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  • Fabrice Descamps signe un excellent billet sur le mal-être des enseignants, qui est l'un des aspects de la crise scolaire dans ce pays.

    Comme l'analyse Revel dans La Connaissance inutile (il livre qu'il faut lire, décidément), les enseignants ont perverti la fonction de l'école. Revel a des mots très durs, il parle de « la trahison des profs »...!

    L'égalitarisme, appuyé sur les (fou)thèses de Bourdieu, a conduit à la destruction des ressorts de l'école, la rendant désormais incapable de réellement réduire les inégalités sociales ; on redistribua la réussite scolaire, écrit Revel, comme l'aide sociale, tout en détruisant les enseignements ; ce qui n'avait strictement aucun sens, car on s'interdit par là même de détecter les talents, d'où qu'ils vinssent. (J'ajouterai qu'on s'interdit aussi de détecter les difficultés pour les traiter de façon efficace..., cantine pour tout le monde !).

    En conséquence de quoi, le malaise actuel de la profession est aussi le retour du boomerang. Elle se trouve prisonnière d'une contradiction, entre cet égalitarisme bien intentionné et la réalité des effets du même égalitarisme.

    Néanmoins, pour ce qui est du collège du moins, il me semble qu'un nombre croissant d'enseignants perçoit le problème, au moins confusément. Cette conscience peut y être plus forte qu'au lycée, où travaille Fabrice Descamps, parce que la scolarité est obligatoire jusqu'à 16 ans. Il faut faire avec les ratés du système et il est (de plus en plus) délicat de se défaire des perturbateurs. C'est encore plus vrai dans les zones prioritaires, où règne une certaine lassitude et un grand désir de fermeté...

    Malheureusement, les enseignants ont peur des changements et leur représentation syndicale est plus prompte à instrumentaliser leur malaise qu'à y remédier véritablement. Périssent les enseignants, plutôt que la flétrissure de l'idéologie !


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  • Nous vivons toujours sous l'empire du gauchisme. Ce complexe qu'il faut détruire, comme le disait Thierry Wolton dans l'extrait aléatoire d'hier.

    Fillon vient de réfuter toute « droitisation de la droite » ; entend-on jamais un Hollande, une Aubry, un Mélenchon se défendre de toute gauchisation de la gauche ?


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  • Al-Qaïda soutient la révolte syrienne... On avait rien compris, en fait ils sont pour la liberté !


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  • « Certains aiment bien manipuler les choses, faire de la politique ». C'est ce que Claude Guéant a déclaré lors de son arrivée en Martinique ; il s'agissait de justifier son, désormais fameux, discours.

    Donc, si l'on recompose, faire de la politique, c'est manipuler les choses...

    Personne ne s'en étonnera, je pense. Ce qui est tellement drôle, que c'en devient pathétique, c'est la candeur du politicien, qui laisse percer la vérité en pensant que c'est à son avantage. Claude Guéant nous livre cependant qu'il tient la politique en piètre estime. 

    À moins qu'il ne veuille sous-entendre qu'il ne fait pas de politique. Mais alors, que fait-il ?


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